En bref
Les amphibiens, les libellules, les mollusques ou gastéropodes et de nombreux autres organismes aquatiques dépendent directement des eaux stagnantes.
Définition bref
Dans les zones urbaines, les plans d'eaux stagnantes comprennent à la fois les étangs et mares ainsi que les bassins pouvant être asséché temporairement.
Promotion de la biodiversité
Si le profil est conçu, réalisé et entretenu selon les indications suivantes, il présente les potentiels suivants :
élevé= • • • • • faible= • négatif= (•)
Ökologische Vernetzung
• • • •
Lebensraum für Wildtiere
• • • • •
Lebensraum für Wildpflanzen
• • • • •
Ökologischer Ausgleich
• • • • •
Exigences
Principes
Le respect des règles suivantes favorise la biodiversité de ce profil.
Saat- und Pflanzgut
>80% d'espèces indigènes et adaptées au site
Autochtones autant que possible
Grande diversité d'espèces
0% d’espèces exotiques envahissantes
Aufbau
Rive en pente douce
Zones avec différentes profondeurs d'eau
Selon l’emplacement : film étanche ou étanchéité naturelle
Pflege
Möglichst gesamte Fläche gemäss Prinzipien naturnahe Pflege
Nutzung
Aucune utilisation active
Utilisation passive pour contempler et se détendre
Standort
Mi-ombragé
Pauvre en nutriments
Si possible, situé au point le plus bas du terrain
Exigences accrues
Les recommandations suivantes favorisent encore davantage la biodiversité.
Saat- und Pflanzgut
100% d'espèces indigènes et adaptées au site
Uniquement des variétés sauvages, pas de variétés cultivées
Aufbau
Microstructures
> 1 m de zone tampon extensive
Pflege
Gestion de l’ensemble de la surface selon les principes d'un entretien proche de la nature
Adaptation des périodes et des interventions d'entretien en fonction des espèces-clés
Fiches d’informations eaux stagnantes
Les informations les plus importantes sont regroupées dans cette fiche d'information.
Définition
Les plans d’eaux stagnantes sont des plans d’eau sous forme d’étang, de mare temporaire pouvant s'assécher de manière périodique ou non ou de bassin artificiel. Souvent, le fond est artificiellement étanchéifié. Un plan d’eau stagnante ne nécessite aucun traitement de l’eau.
Les plans d’eaux stagnantes offrent un habitat à de nombreuses espèces animales et végétales. La végétation présente dans l’eau et sur les berges peut varier considérablement en fonction de la superficie et de la profondeur de l’eau, de la nature du sol, des variations du niveau de l’eau, de l’ensoleillement et de l’influence humaine.
Potentiel
Si le profil est planifié, réalisé et entretenu selon les indications suivantes, il présente les potentiels suivants :
élevé= • • • • • faible= • négatif= (•)
Ökologische Vernetzung
• • • •
Lebensraum für Wildtiere
• • • • •
Lebensraum für Wildpflanzen
• • • • •
Ökologischer Ausgleich
• • • • •
Hitzeminderung
• • • • •
Verbesserung Luftqualität
• •
Versickerung und Wasserretention
• • • • •
Bodenschutz und Versiegelung
• • • • •
aktive Nutzung
• • •
passive Nutzung und Aufenthaltsqualität
• • • • •
Utilisation, aménagement et potentiel écologique
Les éléments aquatiques rafraîchissant l’atmosphère atténuent l’effet d’îlot de chaleur et peuvent contribuer à l’évacuation des eaux pluviales en milieu urbain [1].
Les plans d’eaux stagnantes sont très appréciés des humains comme lieux de détente et destinations d’excursion : la surface d’eau calme et réfléchissante, le « concert des amphibiens » pendant la période de reproduction ou encore la diversité des formes de vie observables offrent une multitude d’expériences sensorielles.
Dans un contexte de réchauffement climatique, les étangs peuvent aussi jouer le rôle de bassins de rétention, que l’on peut solliciter en cas de sécheresses, précipitations extrêmes, vagues de chaleur, etc.
En jouant sur la profondeur de l’eau, le contour des rives et le choix des plantes, ces installations recèlent un potentiel écologique élevé pour de nombreuses espèces [2]. Les berges et le plan d’eau stagnante constituent un habitat permanent pour certains petits animaux, tandis que d’autres y trouvent un biotope de transition ou une simple source d’eau potable.
La plantation d’espèces végétales indigènes et adaptées au site augmente encore davantage la valeur écologique du plan d’eau. Plus l’accès des animaux au plan d’eau est facilité via des dispositifs de guidage pour amphibiens ou des corridors écologiques naturels, plus celui-ci sera facilement colonisé par les amphibiens.
L’entretien des mares doit garantir en premier lieu le potentiel écologique des espèces animales dépendantes des milieux aquatiques pionniers. Cette gestion se fait par le contrôle de l’écoulement de l’eau et la restauration du plan d’eau stagnante à un stade de succession écologique précoce [4]. Cela implique souvent des interventions comme l'élimination de la végétation avancée ou le contrôle du niveau d'eau pour éviter qu'un étang ne se transforme progressivement en marécage ou en prairie. L'objectif est de préserver un habitat adapté aux espèces qui dépendent de ces milieux jeunes et dynamiques, comme certains amphibiens et insectes.
Le sonneur à ventre jaune (Bombina variegata) et le crapaud calamite (Epidalea calamita) sont deux batraciens qui bénéficient de l’absence de leurs prédateurs, tout comme certaines espèces de libellules. Les hirondelles utilisent l’argile humide des mares pour construire leurs nids [3]. En plus des amphibiens, les libellules, les mollusques et bien d’autres espèces dépendent directement des plans d’eaux stagnantes [5].
Plantes typiques
Les plans d’eaux stagnantes présentent différentes profondeurs d’eau et composent de ce fait divers types d’habitats. Dans les zones marécageuses d’eau peu profonde et d’eau profonde, diverses espèces végétales se développent. Avec le processus de comblement naturel des plans d’eau, la composition des espèces évolue également.
Les feuilles tombées dans l’eau accélèrent l’atterrissement et l’eutrophisation. Pour rappel, l’atterrissement est un processus naturel de comblement progressif d’un plan d’eau par l’accumulation de sédiments et de matière organique, qui résulte de l’apport de particules en suspension (argile, limon, sable) transportées par l’eau ou le vent, ainsi que de la décomposition de la végétation aquatique. L’eutrophisation est un processus de dégradation d’un écosystème aquatique causé par une surabondance de nutriments, principalement les nitrates et les phosphates. Ces nutriments proviennent souvent des activités humaines (agriculture, eaux usées, pollution industrielle). Ces deux processus peuvent conduire à une raréfaction de l’oxygène dans l’eau.
Sans intervention visant à restaurer l’état initial, les conditions deviennent progressivement plus riches en nutriments, favorisant la domination des espèces végétales les plus compétitives sur les rives du plan d’eau stagnante et l'homogénéisation du cortège faunistique.
Exemples d’espèces végétales
Les plans d’eaux stagnantes favorisent les espèces végétales typiques des milieux humides à très humides.
Feuchtzone und Übergangszone
Œillet superbe (Dianthus superbus), Eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabinum), Euphorbe des marais (Euphorbia palustris) Reine des prés (Filipendula ulmaria) Géranium des marais (Geranium palustre) Iris jaune (Iris pseudacorus) Epiaire des marais (Stachys palustris) Pigamon à feuilles d'ancolie (Thalictrum aquilegiifolium) Valériane officinale
(Valeriana officinalis)
Sumpfzone
Populage (Caltha palustris), Menthe aquatique (Mentha aquatica)
Flachwasserzone
Trèfle d'eau (Menyanthes trifoliata)
Tiefwasserzone
Myriophylle à épis (Myriophyllum spicatum), Nénuphar jaune (Nuphar lutea), Nénuphar blanc (Nymphaea alba)
Unter infoflora.ch sind sämtliche Arten dieses Profils bzw. Lebensraumes zu finden.
Plantes problématiques
Dans ce profil, on peut notamment s'attendre aux plantes problématiques suivantes :
Pflanzen, die eine hohe Wuchskraft haben und sich stark ausbreiten können
Laîche à à angles aigus (Carex acutiformis), Pesse commune (Hippuris vulgaris), Nénuphar jaune (Nuphar lutea), Nymphea (Nymphaea spp.), Alpiste roseau (Phalaris arundinacea), Roseau commun (Phragmites australis), Massette à larges feuilles (Typha latifolia)
Invasive gebietsfremde Arten
Cabomba (Cabomba caroliniana), Crassule de Helm (Crassula helmsii), Elodée de Nuttall (Elodea nuttallii), Elodée du Canada (Elodea canadensis), Hydrocotyle (Hydrocotyle natans), Ludwigie à grandes fleurs (Ludwigia grandiflora), Myriophylle du Brésil ou Myriophylle aquatique (Myrophyllum aquaticum).
Animaux typiques
Une étendue d'eau stagnante offre un habitat et une source de nourriture à de nombreux animaux. En ce qui concerne les amphibiens, il convient de noter que ceux-ci ne peuvent s'installer dans les plans d'eau nouvellement créés que s'ils sont déjà présents à l’intérieur du périmètre de migration spécifique à leur espèce.
Exemples d'espèces animales
Les animaux typiques qui peuvent être favorisés par un plan d'eau stagnante incluent [2][5][12] :
Vögel
Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum), Hirondelle rustique (Hirundo rustica), Bergeronnette grise (Motacilla alba)
Libellen
Aeschne bleue (Aeshna cyanea), Anax empereur (Anax imperator), Agrion élégant (Ischnura elegans), Libellule déprimée (Libellula depressa), Libellule à quatre taches (Libellula quadrimaculata), Leste brun (Sympecma fusca)
Säugetiere
Hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus), Murin à moustaches (Myotis mystacinus), Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii)
Amphibien
Crapaud commun (Bufo bufo), Triton alpestre (Ichthyosaura alpestris), Grenouille rousse (Rana temporaria)
Standort
Les plans d’eaux stagnantes se forment sur un sol naturellement imperméable ou artificiellement étanchéifié. Dans ce dernier cas, cela peut se faire à l’aide d'argile, de bentonite, d'une bâche pour bassin ou encore d’un revêtement en béton.
Les mares et étangs conviennent bien aux zones semi-ombragées, car une exposition totale au soleil favoriserait la croissance rapide des algues. À l'inverse, trop d’ombre limite le développement de la végétation. Pour ces raisons, il est donc recommandé de choisir un emplacement avec au moins 6 à 8 heures d’ensoleillement [7]. Cela permet aux plantes de croître et assure un réchauffement suffisant de l'eau pour maintenir des communautés biologiques variées.
Les mares temporaires s'assèchent régulièrement en raison de leur faible profondeur. Pour limiter au maximum l'apport en nutriments, il est préférable que le plan d'eau soit dégagé de toute feuille, petite branche ou fruit, et qu’il ne soit donc pas situé à proximité d’arbres [5]. Si une bâche pour bassin est utilisée comme revêtement, il faut prévoir une zone de 3 mètres environ autour du plan d'eau, libre de toute végétation ligneuse, afin d’éviter le risque que ces ligneux ne viennent transpercer la bâche avec leurs racines et endommager ainsi l'étanchéité [8].
Objectif
De nombreuses plantes aquatiques se développent dans les plans d’eau, qu’elles soient sous l'eau ou en flottaison, à la surface. Sur les berges, on voit apparaître des plantes de différentes hauteurs. Des plantes basses à hautes poussent dans la zone riveraine. La végétation est clairsemée, en particulier au début. Ce n'est qu'avec le temps que la matière minérale présente au fond et sur les berges se transforme sous l'effet de l'accumulation de matière organique.
Diverses petites structures peuvent en outre être intégrées sur les berges.
Les différents habitats d'un plan d'eau se définissent en fonction des profondeurs d’eau :
- Zone d'eau profonde / zone des nénuphars : profondeur de 70 à 80 cm
- Zone intermédiaire : profondeur de 30 à 70 cm
- Zone d'eau peu profonde : profondeur de 10 à 30 cm
- Zone marécageuse : de 10 cm sous l'eau jusqu'à 10 cm au-dessus de la surface
- Zone humide : sol constamment humide, mais sans nappe d'eau permanente
Unterschiedliche Wassertiefen eines ruhenden Gewässers
Un plan d'eau offrant différentes profondeurs crée des conditions favorables au développement d’une grande diversité d'espèces. Chaque zone de profondeur accueille en effet des plantes spécifiques.
En hiver, de nombreux animaux se réfugient dans les parties les plus profondes du plan d'eau, tandis qu'en été, les jeunes animaux et les larves d'insectes aquatiques apprécient les zones peu profondes et ensoleillées.
De nombreuses espèces animales ont également besoin d'un vaste environnement aquatique naturel. Les éléments structurels dans et autour de l'eau (p. ex. tas de branches , rhizomes) offrent des abris pour se cacher et des sites de ponte essentiels à la faune.
Exemples
Plans d'eau aménagés dans des zones urbaines de communes et villes suisses.
Planung
-
Bestehende ökologisch wertvolle ruhende Gewässer erhalten
-
Regenwassermanagement in die Planung einbeziehen
-
Idealen Standort wählen: tiefster Punkt im Gelände, extensive und nährstoffarme Umgebung
-
Laichzeit von Amphibien bei der Planung berücksichtigen
-
Pflege von Beginn an mitberücksichtigen
-
Pufferzone von > 1 m vorsehen
-
Sur un chantier, réutiliser la terre végétale excavée pour la création d’un plan d’eau lors de travaux de terrassement.
-
Naturnahe Pflegeprofile in unmittelbarer Umgebung vorsehen
-
Einheimische und standortgerechte Bepflanzung vorsehen
Massnahmen im Detail
Préserver les plans d’eaux stagnants existants
Les plans d’eau stagnantes sont rares en milieu urbain. Leur conservation est essentielle, en particulier lorsqu’ils servent de sites de reproduction pour les amphibiens. Cet aspect doit être pris en compte dès le début de la planification de réaménagements de terrain ou de nouvelles constructions.
Bien planifier
La création d’un plan d’eau stagnant peut être envisagée lors de travaux de terrassement, qu’il s’agisse d’un réaménagement ou d’une nouvelle construction. Lorsque cela est possible, l’idéal est de réutiliser la terre végétale excavée des travaux (par exemple, pour l’aménagement de massifs de vivaces ou de prairies hautes) pour reconstituer un plan d’eau stagnant.
Définir l’usage, la fonction et les dimensions
Afin de détermine, la taille et la configuration d’un plan d’eau stagnant, il faut au préalable évaluer ses usages et ses fonctions, en les mettant en relation avec les bénéfices écologiques qu’il peut offrir.
Ökologie
Contribution à l’équilibre écologique et à la connectivité des habitats
Création d’un habitat pour la faune et la flore
Réduction des îlots de chaleur, meilleure infiltration et rétention d’eau
Contribution à la protection des sols et à la limitation de l’imperméabilisation
Gestaltung
Apparence naturelle et dynamique
Élément central du paysage
Nutzung
Expériences de nature actives et passives
Fonction de détente et de loisirs
Choix de l’emplacement
Pour installer un plan d'eau, une analyse précise du site est d’abord indispensable. L'eau s'écoulant toujours vers le point le plus bas du terrain, c’est précisément à cet endroit qu’il faudra aménager le plan [10]. Les dépressions naturelles ou les creux, de même que les sites déjà humides, constituent des endroits idéaux [10].
Les dépressions avec un sous-sol imperméable (argile, compactage anthropique) sont des habitats écologiquement intéressants [9] et propices à la formation des mares temporaires (enlèvement de la terre végétale et compactage du sous-sol). Si le terrain est en pente, un terrassement est nécessaire pour créer une surface appropriée pour un plan d'eau [10].
Lors de la modification du terrain, il convient de vérifier la présence de canalisations dans le sous-sol. Une distance minimale de 3 m par rapport à la couronne de l'arbre le plus proche permet d'éviter d'endommager les racines des arbres pendant l'excavation, car la couronne de l'arbre correspond environ à la taille des racines [9].
Les feuilles mortes des arbres situés aux alentours peuvent entraîner des apports indésirables de nutriments et donc la formation d'algues [10]. De même, les zones adjacentes ne doivent pas comporter de surfaces utilisées de manière intensive, telles qu'un potager ou une pelouse utilitaire fertilisée, afin d'éviter l'apport de nutriments provenant de l'environnement.
En outre, les puits de lumière, conduits de ventilation ou encore les escaliers de cave, ainsi que les murs et clôtures sont autant de dangers et d’obstacles pour les amphibiens. Il faut donc les éviter dans l'environnement proche (Animaux sauvages en milieu urbain).
La plupart des amphibiens ne passent qu'une courte partie de leur cycle de vie dans un cours d'eau. C'est pourquoi il faut tenir compte de la connectivité avec les habitats terrestres lors de la planification d’un bassin, en particulier si l'on cherche à promouvoir les amphibiens de manière ciblée. A ce titre, il ne faut pas placer un plan d’eau à proximité d’une route fréquentée.
En principe, les plans d'eau de reproduction dans les zones urbaines ne doivent être mis en place que dans des endroits bien spécifiques [11]. Des informations détaillées sur l'aménagement de zones de reproduction optimales pour les amphibiens sont disponibles sur le site Internet « d’info fauna - Centre de coordination pour la protection des amphibiens et des reptiles de Suisse ».
La valeur écologique d'un bassin peut être augmentée si des biotopes tels que de la végétation rudérale, une prairie fleurie, une haie sauvage, un mur en pierre sèche ou encore petites structures se trouvent à proximité immédiate. Les ourlets herbeux et les haies peuvent servir à relier le plan d’eau stagnant à d'autres habitats [9]. Lors de nouvelles constructions ou de réaménagements, les plans d'eau doivent être planifiés en conséquence et adaptés à d'autres profils de végétation
Aménager des plans d'eau et leurs environs
La création de bassins de profondeur variable permet d’accueillir divers types d’animaux et de plantes, dont les habitats se répartissent en fonction de la profondeur.
L’aménagement de zones marécageuses, d’eau profonde et peu profonde est facile à mettre en place pour des plans d’eaux stagnantes de grande taille [9]. Les eaux peu profondes (env. 10 cm) offrent aux larves des cachettes parmi les plantes aquatiques et créent un espace suffisant pour différentes espèces d’amphibiens [12]. Dans ces zones, l’eau se réchauffe plus rapidement, ce qui profite aux amphibiens et aux insectes.
Plus un plan d’eau stagnante est grand, plus son écosystème est résilient et moins il nécessite d’entretien [9].
D’un point de vue écologique, un plan d’eau stagnante devrait avoir un rivage sinueux et une ligne de rive aussi longue que possible [12]. Afin que ces plans d’eau ne présentent aucun danger pour la faune sauvage, ils doivent offrir des possibilités de sortie. La création de zones d’eau peu profonde facilite l’échappée des amphibiens et d’autres organismes vivants. Alternativement, une planche inclinée fixée sur le bord avec des traverses ou de grosses branches peut offrir aux animaux sauvages une issue pour sortir de l’eau.
Entre la barrière d’étanchéité (par exemple, une bordure en béton ou des feuilles de caoutchouc en polyéthylène) et la zone environnante, il convient d’installer une bande de sable ou de gravier d’au moins 1 mètre de large. Cela empêche la zone de transition d’être recouverte par la végétation et limite l’absorption de l’eau du plan d’eau par les plantes [9].
De plus, une zone tampon supplémentaire d’au moins 1 mètre doit être prévue entre la zone humide et les surfaces environnantes. Cela permet de réduire l’apport en nutriments qui pourrait provenir des alentours. La zone tampon peut être aménagée, par exemple, en prairie humide fleurie, avec une végétation composée de hautes herbes humides ou encore des plantes rudérales.
Prendre en compte la sécurité
Si des enfants ont un accès libre à l’espace où se trouve le plan d’eau, des mesures de sécurité doivent être mises en place [9]. Le Bureau de prévention des accidents (bpa) fournit des directives en matière de sécurité.
En règle générale, les risques peuvent être réduits en aménageant une zone d’eau peu profonde d’au moins 1 mètre de large avec une profondeur maximale de 20 cm.
Clôture
Une clôture permet de limiter l’accès des enfants au plan d’eau. Un espace de 10 cm sous la clôture laisse néanmoins passer la faune sauvage, comme les hérissons, qui peuvent ainsi continuer à s’y abreuver. Une construction en bois permet de privilégier un matériau naturel et local. On peut y ajouter une grille de renforcement pour des petits plans d’eau.
Adapter le type de plan d’eau stagnante
Dans certaines situations, plutôt que de créer un plan d’eau avec une zone profonde posant des problèmes de sécurité, il vaut mieux aménager plusieurs petites mares peu profondes ou utiliser des récipients comme bassins pour créer de mini-zones humides.
Planification du trop-plein et de l’évacuation
Le plan d’eau stagnante est généralement alimenté par les eaux de pluie. L'eau de ruissellement de surface, chargée en nutriments et en polluants, ne doit pas pénétrer dans le plan d'eau stagnante. Pour les plans d'eau proches de l’état naturel, les installations techniques sont à éviter (par exemple, pompes).
Un trop-plein doit être prévu pour tous les plans d’eau stagnante [9]. Il est avantageux de permettre l’évacuation de l’eau via un système de vidange [14]. Cela facilite l’entretien, ralentit le processus d’envasement et permet d’éliminer les poissons indésirables [14].
Le trop-plein doit être conçu de manière à empêcher le dépassement du niveau d’eau maximal lors de fortes précipitations. L’eau évacuée doit pouvoir s’infiltrer localement dans une zone végétalisée adjacente. Le trop-plein peut être aménagé sous forme de fossé d’écoulement réalisé à partir d’un matériau argileux compacté. L’eau du trop-plein est dirigée vers une zone d’infiltration végétalisée (par exemple, une pelouse fleurie, une prairie fleurie, une haie sauvage, etc.) ou vers une dépression.
Planifier l’étanchéité
Pour l’étanchéité, on peut utiliser des membranes en caoutchouc EPDM (éthylène-propylène-diène monomère) [14] ou des films plastiques sans chlore en polyéthylène (PE) ou polyoléfine [9]. Les membranes en caoutchouc EPDM sont durables, élastiques et extensibles [10], résistantes aux rayons UV et aux racines [14]. L’épaisseur du film doit être d’au minimum 1,2 mm pour limiter les risques de fuites aux jonctions [10].
Les étanchéités en argile conviennent aux sites où le sol est naturellement argileux [14]. Celui-ci peut être complété par de l’argile de carrière si nécessaire [10]. L’épaisseur de la couche d’argile doit être d’environ 1 m. Toutefois, l’argile n’est efficace que dans les plans d’eau sans fluctuations de niveau. En effet, si l’argile sèche, des fissures se forment et l’étanchéité n’est alors plus assurée. Ce problème concerne aussi bien la surface que la transition entre la couche d’argile et le sol sous-jacent. Celui-ci doit être imperméable pour éviter le dessèchement par le bas. L’argile favorise une végétation dense, ce qui nécessite un entretien plus important [14].
On peut également utiliser du béton maigre ou du béton fibré (contenant des fibres d’acier pour le renforcement) [14]. Cette méthode plus complexe est surtout adaptée aux grands bassins [10]. L’épaisseur de la couche varie entre 5 et 20 cm, comprenant :
- 5 cm de béton maigre
- 15 à 20 cm de béton armé, de béton pompé ou de béton fibré sans armature [14].
Un géotextile de protection ou une couche de sable est placé au-dessus et en dessous de l’étanchéité. Sur les bords, la membrane est tirée au-dessus de la barrière capillaire pour empêcher que l'eau soit absorbée par le sol et les plantes environnantes [9].
Choix des matériaux pour le fond du bassin
Le fond du cours d'eau peut être recouvert de déblais, de gravier lavé ou trié et de galets [14]. Les berges peuvent être modelées avec des éboulis 0/64 (gravier lavé et trié). L'eau peut s'infiltrer entre les éboulis et offrir un habitat aux animaux. Du gravier de béton et du sable sont répartis partiellement sur les éboulis.
Les matériaux doivent provenir, dans la mesure du possible, de gravières locales [14].
Planifier la végétalisation
Les plans d’eau artificiels peuvent servir d’habitat de substitution pour les plantes aquatiques et marécageuses indigènes [9]. Cependant, seule une plantation initiale limitée doit être prévue, avec quelques individus par espèce [10], afin d’éviter un envahissement rapide du plan d’eau. Les zones humides peuvent également être ensemencées.
Dans les zones ensoleillées, le choix pour les plantes est plus large [10]. Il est recommandé d’établir des listes d’espèces adaptées aux différents habitats.
Les feuilles mortes provenant des arbres et arbustes augmentent la charge en nutriments de l’eau et accélèrent le processus de comblement des bassins. La plus grande biodiversité se trouve dans les plans d’eau dont les berges sont faiblement boisées [14]. Certaines espèces végétales spécialisées, comme les aulnes et les saules, offrent des habitats précieux à de nombreuses espèces animales [14].
Transformer un plan d’eau stagnante existant
En retirant la végétation et les sédiments, un plan d'eau envasé peut redevenir attrayant pour de nombreuses espèces animales et végétales.
Si des arbustes et arbres se sont établis dans la zone des berges, il existe un risque que l'étanchéité soit endommagée lors de l'enlèvement des arbres.
Si le plan d'eau stagnant est perméable, l'eau de pluie peut, par exemple, être dirigée depuis la surface d’un toit, et la zone peut alors servir de bassin d’infiltration [9]. L'eau de toiture ne peut être évacuée que si la surface étanche du toit ne contient pas de produits chimiques contraires à la loi sur la protection des eaux.
Planification des noues d’infiltration
Les noues d’infiltration sont des éléments essentiels de la gestion des eaux pluviales . L’eau de pluie est acheminée en surface vers une dépression végétalisée dans le sol (noue) où elle s’infiltre lentement. Lors de cette infiltration, l’eau est filtrée par la couche supérieure du sol [15]. Pour que cela fonctionne, le sous-sol doit être perméable.
Les noues d’infiltration peuvent être conçues soit comme zones sèches (prairie fleurie hygrophile) soit comme zones humides, en combinaison avec des surfaces temporaires de rétention d’eau (mégaphorbiaies) [15].
Il est nécessaire d'installer une couche porteuse de végétation d'au moins 20 cm d'épaisseur composée de matériaux minéraux pour les sites secs, ou de terre végétale pour les sites humides. Pour ceux-ci, il faut ajouter une couche d'argile ou de limon pour retenir l’eau [15]. Les plantes typiques des mégaphorbiaies sont recommandées pour le sol des sites humides, riche en nutriments et périodiquement inondé.
Il est préférable d’éviter l’utilisation de géotextiles filtrants, car ceux-ci peuvent devenir imperméables en retenant des particules fines. Afin d’empêcher le mélange des granulats sous l’effet de l’eau en mouvement, une structure de type « Macadam » est recommandée, avec des granulats de plus en plus fins du bas vers le haut.
Valorisation des noues d’infiltration
Les noues existantes dépourvues de végétation peuvent être enrichies par plantation ou ensemencement. On peut y introduire des plantes typiques des mégaphorbiaies ou y semer une prairie fleurie humide [9].
Planification de microstructures
La qualité écologique d’un plan d’eau peut être améliorée par l’ajout de microstructures. Ces structures, situées dans et autour de l’eau, offrent des cachettes à divers types d’animaux, ainsi que des sites de ponte [9]. Dans le cas des amphibiens, les souches et les amas de pierres sont particulièrement intéressants.
Pour plus d’informations sur la planification, se référer au profil dédié aux microstructures .
Éviter l'introduction de poissons
Les poissons ont un impact négatif sur le plan d'eau. D'une part, ils mangent les œufs et les larves d'autres animaux vivants. D'autre part, leurs excréments contribuent à l'eutrophisation, ce qui favorise la croissance des algues [9]. Par conséquent, il est important de ne pas introduire de poissons.
Planification des travaux
Avant de commencer les travaux, il faut planifier leur réalisation et le transport des matériaux. Il convient également de prendre en compte les accès pour les machines et le transport.
L'exécution et la réalisation des travaux peuvent être soumises à appel d'offres et confiées à une entreprise. L'appel d'offres doit inclure, en plus des mesures, des exigences de qualité.
Les éléments de base disponibles dans cette application web fokus-n (par exemple, images de référence, exigences qualitatives et quantitatives) peuvent être utilisés à cet effet.
Estimation des coûts
Coûts de création
Les coûts de création dépendent de la taille et de la profondeur du plan d'eau, de ceux en personnel et matériaux, des frais de transport du personnel et des matériaux, de la préparation et installation du chantier, ainsi que des coûts des machines et de la décharge.
Pour une estimation des coûts, il est nécessaire de demander des devis auprès de différentes entreprises. Il faut aussi définir clairement si la maintenance des premières années est inclus dans l'offre. Des entreprises spécialisées dans l’aménagement de jardins, telles que Bioterra, peuvent avoir les compétences nécessaires.
Coûts d'exploitation et d'entretien
Les plans d'eau stagnante nécessitent un entretien soigné. Les coûts d'exploitation et d'entretien évoluent au fil de l’évolution du plan d'eau.
Les coûts d'entretien à long terme peuvent être déterminés sur la base de la planification, par exemple à l'aide des indicateurs de la USSP.
Plus d'informations sur les coûts et les avantages.
Realisierung
-
Amphibien-Laichgewässer vor Bautätigkeiten schützen
-
Abgetragener Oberboden und Humus wiederverwenden
-
Gewässersohle modellieren
-
Einheimische und standortgerechte Sumpf- und Wasserpflanzen verwenden
-
Zu intensive Nutzung mit zu viel Störung vermeiden
-
Pufferzone von > 1m realisieren
-
Utiliser du substrat provenant d’un fournisseur local ou d’autres chantiers
-
Uferbereich mit Strukturelementen gestalten
-
Pflanzen zwischen April und Juni pflanzen und im Wasser mit grossen Steinen beschweren, nicht düngen
Massnahmen im Detail
Protéger les zones de frai des amphibiens
Les eaux stagnantes utilisées par les amphibiens pour la ponte doivent être protégées. Les activités de construction doivent être planifiées de manière à ne pas perturber le processus de ponte. Toute activité de construction doit être interrompue dans la zone où les amphibiens pondent.
Si un site de frai existant doit être supprimé et remplacé par un autre plan d’eau, les travaux doivent être effectués en dehors de la période de ponte et en dehors de la période d’hivernage des animaux dans le fond de l’étang. La période idéale pour ces travaux est septembre/octobre.
Excavation
Délimiter la forme du plan d’eau selon les indications du plan. Retirer la végétation (arbres, arbustes avec leurs racines, gazon), puis retirer la couche supérieure et inférieure du sol. Le volume de l'excavation est supérieur au volume final du plan d'eau, car il faut tenir compte de la zone de rive, de l’épaisseur du substrat et de l’étanchéité qui s’ajoutent aux profondeurs d’eau prévues [9].
Les pierres issues de l'excavation peuvent être collectées et réutilisées pour structurer le plan d’eau. La pente entre les différentes zones d’eau et le niveau des berges doit être idéalement de 1:2 [9].
Après l'excavation, le sol doit être nivelé et compacté à l'aide d'une plaque vibrante, d'un rouleau compacteur de tranchée ou d’un pilon de tranchée [10].
Étanchéifier le plan d’eau
Différents matériaux peuvent être utilisés pour l'étanchéification du plan d'eau. Cependant, la bentonite (minéral argileux d’origine volcanique) et la stabilisation à la chaux ne sont généralement pas à recommander [9].
Les couches d’argile ou d’argile cuite sont des matériaux d’étanchéité naturels. Mais cette solution devient généralement perméable après quelques années et nécessite une rénovation [16].
Les plans d’eau alimentés par la nappe phréatique ne nécessitent pas d’étanchéité et sont donc à privilégier lorsque cela est possible. Si une étanchéité est requise, il est recommandé de la recouvrir d’une couche de gravier mural ou de sable lavé d’une épaisseur de 10 à 30 cm.
Membrane en caoutchouc
Avant de pose une membrane en caoutchouc, il est recommandé de répartir une couche de sable de 5 à 6 cm d'épaisseur sur le sol. Cette couche de sable protège la membrane des pierres pointues qui pourraient la perforer sous la pression de l'eau lors du remplissage. La bâche en caoutchouc est ensuite posée sur la couche de sable. Si des matériaux aux bords tranchants sont utilisés pour l'aménagement du fond du bassin, une couche de feutre géotextile peut être placée sur la bâche en caoutchouc. Lors du remplissage en eau, la bâche peut se déplacer ; c'est pourquoi elle ne doit être découpée qu'après deux semaines suivant le remplissage. [10] [17]
Couches d'argile
L'étanchéification avec de l'argile ou de la boue n'est recommandée que pour les plans d'eau ayant un niveau d'eau constant et un apport continu en eau, car ces matériaux deviennent perméables et nécessitent donc des rénovations avec le temps [16].
L’argile est adaptée si elle permet de former des petits boudins avec les doigts (jusqu’à la moitié du diamètre d'un crayon). L'argile est installée par couches successives.
Après la pose de chaque couche de 30 cm d'épaisseur, le matériau est compacté à l’aide d’un rouleau compacteur. L’argile ne doit pas sécher pendant la mise en place, ce qui nécessite un arrosage régulier. Le remplissage en eau doit être effectué immédiatement après la finition pour éviter le dessèchement [14].
Béton
Si le plan d’eau est étanchéifié avec du béton, certaines précautions sont nécessaires :
Protéger le béton de la chaleur et du rayonnement solaire intense en le recouvrant et en l’humidifiant avant sa mise en place.
Les travaux en béton ne peuvent pas être réalisés en période de gel.
Le béton étant sensible aux variations de température, il est indispensable d’intégrer des joints de dilatation [14].
Le béton ne doit contenir aucun additif (accélérateurs ou retardateurs de prise).
Pour les plans d’eau de plus de 25 m², des armatures sont nécessaires pour renforcer la structure [18].
Installation d’une barrière capillaire
Une barrière capillaire empêche les plantes des zones adjacentes de s’étendre sur le plan d’eau, et d’entraîner ainsi une perte d’eau causée par évapotranspiration des plantes [10].
Cette barrière peut être constituée de bandes de plastique rigide [10], de pierres, d’une bande en caoutchouc recyclé (largeur de 20 cm) [9] ou de piquets ou ancrages adaptés [9]. Le long du plan d'eau, une zone pauvre en nutriments d'au moins un mètre de large doit être aménagée avec un matériau graveleux. Cette zone sert de zone tampon et limite l'apport de nutriments en provenance des terrains environnants, réduisant ainsi le risque d’eutrophisation [10].
Aménagement du plan d’eau stagnante
Le fond du plan d’eau stagnante, après son étanchéification, doit être recouvert d’une couche de 10 à 30 cm de graviers et de pierres. Éviter les matériaux riches en nutriments, car ils favorisent la prolifération des algues [10]. Les travaux doivent être effectués avec précaution et à la main, afin de ne pas endommager la bâche du bassin. Le matériau doit être réparti de l’intérieur vers l’extérieur [9]. Des souches et autres petites structures peuvent être placées sur les bords du plan d’eau.
Création de petites structures
Si les indications précises sur l’emplacement et la qualité des éléments de structure manquent, il est possible de se référer aux directives de planification et de réalisation des différentes petites structures.
Végétalisation du plan d’eau
Un plan d’eau initialement sans végétation constitue un habitat idéal pour les espèces pionnières. Lorsqu’on installe des plantes indigènes adaptées aux milieux humides, une plantation initiale modérée est suffisante, car ces espèces se propagent naturellement.
Attention cependant aux plantes aquatiques invasives : lors de l’achat, il est essentiel de s'assurer que les bassins des fournisseurs ne contiennent aucune espèce exotique envahissante.
Les mottes des plantes doivent être fixées avec de grosses pierres pour éviter qu'elles ne flottent à la surface [9]. Les plantes de zones humides situées en bordure du plan d’eau sont plantées après le remplissage de ce dernier [9].
Meilleure période de plantation : fin du printemps, d’avril à juin.
Le contexte et les détails de l'approvisionnement en semences et en plantes sont disponibles ici.
Remplissage du plan d’eau
Le bassin peut être rempli naturellement par les pluies ou manuellement avec de l’eau du réseau.
Une fois le bassin rempli, la bâche est tirée au-dessus du bord puis enterrée [9], et l’excédent de bâche est coupé. Si l’étanchéité est assurée par du béton, celui-ci doit être rincé avant remplissage afin d’éliminer son excès de calcaire. Le pH de l’eau introduite doit rester inférieur à 9 [14].
Entretien initial et développement du plan d’eau
L’entretien du plan d’eau doit toujours se faire sans endommager l’étanchéité et en préservant la faune [9].
Les deux premières années, il est important de surveiller la prolifération des algues, les jeunes pousses ligneuses spontanées, les plantes problématiques et les espèces exotiques envahissantes. Les plantes problématiques et invasives doivent être éliminées avant leur floraison. Les algues filamenteuses peuvent être retirées avec un filet ou un râteau entre septembre et novembre [9]. Les feuilles mortes doivent être enlevées durant cette même période [19].
Les plantes doivent être conservées autant que possible ou seulement taillées de manière sélective. Les inflorescences et tiges sèches constituent des structures précieuses, servant de source de nourriture et d’abri hivernal pour diverses espèces animales. Toute taille éventuelle ne devrait être effectuée qu’au printemps (mars).
Pflege
-
Entfernen von Vegetation und Schlamm mittels Teichschlammsauger mit Vorabscheider
-
Ufervegetation abschnitssweise schneiden
-
Gehölzaufwuchs und stark dominierende Arten entfernen
-
Teichlebewesen vor dem Abführen von Teichmaterial entfernen
-
Schnittgut und abgesaugter Teichschlamm einige Tage liegen lassen, danach abführen
Entretien proche de l’état naturel
Les étangs et mares s’enrichissent naturellement en nutriments avec le temps, favorisant la croissance des plantes jusqu’à leur envasement progressif. Il est nécessaire d’évaluer la situation pour déterminer si et quand des mesures doivent être prises afin de préserver la surface libre d’eau.
L’objectif principal de l’entretien des eaux stagnantes est l’élimination des nutriments pour éviter l’envasement et maintenir la surface en eau constante [19]. Pour les mares temporaires, il est essentiel de conserver leur caractère pionnier, c'est-à-dire un réchauffement rapide de l’eau et un assèchement périodique [4].
Pour préserver les amphibiens, les interventions d’entretien doivent être réalisées après leur sortie de l’eau une fois devenus adultes, entre fin septembre et début novembre [3]. Une intervention plus tardive risquerait de détruire leurs abris hivernaux, les exposant ainsi au froid.
Massnahmen naturnahe Pflege im Jahresverlauf
Der Umgang mit Chytridiomykose ist bei der Pflege von Gewässern zu beachten. Dabei handelt es sich um eine Amphibienkrankheit, die durch Pilze hervorgerufen wird und mitverantwortlich ist für das Amphibiensterben.
Daher muss Material (z.B. Gummistiefel, Werkzeuge), welches in mehreren verschiedenen Teichen verwendet wird, ausgetrocknet ober abgekocht werden [20].
Planification et mise en œuvre
Le catalogue de l’entretien écologique des profils recense un grand nombre d’instructions concernant tous les profils de biotope. Le manuel pratique est une version compacte et résumée du catalogue. Le calendrier d’entretien annuel regroupe les mesures d’entretien pour tous les profils sous forme de tableau Excel.
Massnahmen im Detail
Aspiration de la vase
L’aspiration de la vase dans les étangs et mares se fait en fonction des besoins, généralement tous les 5 à 10 ans.
Entre la mi-août et la fin septembre, l’étang est asséché et la vase doit être aspirée au plus tard avant la période de ponte des amphibiens au printemps suivant. Un assèchement à la fin de l’été favorise la migration des amphibiens vers leurs quartiers d’hiver, réduisant ainsi l’impact de l’aspiration sur la faune. Attention aux larves de triton et insecte qui seraient encore dans l'eau à cette période.
Il est recommandé d’effectuer l’aspiration dès l’automne, car les travaux sont plus faciles à réaliser lorsque les températures sont au-dessus du point de congélation. Certaines zones doivent être laissées avec de la vase afin de préserver des refuges pour la faune [3]. De plus, le matériau aspiré doit être laissé sur place pendant 2 à 3 jours afin de permettre aux animaux de trouver une autre cachette ou de retourner dans l'eau.
Une première inspection à l’aide d’une épuisette permet d’évaluer la quantité de feuilles et de vase au fond.
Les matières solides, y compris les organismes vivants, doivent être recueillies dans un récipient placé en amont de la pompe, car les rotors des pompes sont mortels pour la faune. Idéalement, un aspirateur de bassin ou un aspirateur à vase doté d’un pré-séparateur est utilisé. Il existe également des modèles équipés d’un sac filtrant intégré.
Pour les petits bassins, il suffit d’éliminer les gros débris avec une épuisette. Dans ce cas aussi, le matériel prélevé est vérifié afin d’identifier d’éventuels organismes vivants. Ceux-ci sont conservés dans des récipients séparés jusqu’à la fin de l’aspiration afin d’éviter qu’ils ne soient aspirés une seconde fois [19].
Évacuation de la vase
La vase non contaminée peut être utilisée comme engrais pour son propre jardin [19]. Selon la législation cantonale, elle peut, en fonction de la quantité, de la source et du niveau de pollution, être épandue en forêt ou sur des terres agricoles.
Dans les zones urbanisées, à proximité de plans d’eau reliés au réseau de drainage routier ou situés dans des bassins versants de sites pollués ou de décharges, la vase des mares et des étangs est souvent contaminée par des substances nocives et doit être éliminée de manière écologique. Il convient de respecter la réglementation sur la protection des eaux, applicable également à l’épandage de lisier. En cas de suspicion de contamination, une analyse du sédiment est nécessaire.
Dans le cadre d’une utilisation agricole, la vase séchée doit être épandue sur des terrains aussi plats que possible et situés dans le bassin versant de l’étang. Les surfaces de culture intermédiaire récemment fauchées, semées depuis au moins trois mois, sont particulièrement adaptées.
L’épandage doit être réalisé de manière respectueuse du sol et immédiatement incorporé dans la terre à l’aide d’un cultivateur ou d’une herse. Cela permet d’éviter le ruissellement et le colmatage du sol. Une quantité maximale de 300 m³ de vase par hectare est recommandée, ce qui correspond à une couche d’environ 3 cm.
L’exploitant de la parcelle concernée doit être informé de la quantité épandue et de la teneur en nutriments de la vase afin d’assurer une gestion équilibrée des éléments nutritifs à l’échelle de l’exploitation [21].
Entretien de la végétation
L’intervalle de coupe de la végétation des berges dépend de l’âge et de la fonction du plan d’eau. Les rives ou zones riveraines des plans d’eau dédiés à la détente et à l’observation de la nature sont fauchées chaque année [19].
Si le plan d’eau est destiné à la préservation des amphibiens, un entretien plus espacé est suffisant : tous les 10 ans pour les mares en phase avancée de succession écologique et tous les 3 ans pour les plans d’eau pionniers [4]. Pour les habitats de sonneur à ventre jaune, une coupe annuelle de la végétation est recommandée [22]. L’utilisation d’une faucheuse à barre de coupe est conseillée, avec une hauteur de coupe de 10 cm. Quels que soient les végétaux, la fauche ne doit être réalisée qu’après la sortie des jeunes amphibiens de l’eau, en particulier pour la tonte des pelouses autour des bassins de jardin [23].
La coupe de la végétation permet d’extraire des nutriments du plan d’eau. Elle est réalisée par sections, en laissant au moins un tiers des plantes en place. Il est préférable de ne pas couper les tiges sur lesquelles des libellules sont en train d’émerger. Pour les plantes de roselière, une hauteur de coupe d’au moins 10 cm est recommandée, car leurs tiges creuses assurent l’échange gazeux sous la glace en hiver, garantissant ainsi l’aération du plan d’eau [24].
Lors d’une coupe à la faux, il faut veiller à ne pas endommager la bâche du bassin. L’utilisation d’un taille-haie réduit ce risque. Dans les étangs anciens et riches en nutriments, une coupe partielle peut être effectuée en juillet. Les résidus de coupe sont retirés du bassin avec précaution à l’aide d’un râteau, contrôlés pour vérifier la présence d’animaux, puis ajoutés au compost [19].
En aucun cas, les herbes hautes et graminées des zones riveraines ne doivent être brûlées, car cela détruirait le couvert végétal essentiel à la protection contre l’érosion et nuirait à la biodiversité [25]. Autour des mares, les plantes riveraines doivent être fauchées par intervalle de quelques années. En effet, si elles ne sont pas coupées régulièrement, elles peuvent s'épaissir et créer de l'ombre sur la surface du plan d'eau, empêchant ainsi le soleil de réchauffer directement l'eau au printemps [4].
Évacuation des résidus de coupe
Les résidus de coupe des roseaux ou des prairies sont évacués afin de garantir un apport suffisant de lumière pour la croissance des plantes. Ils peuvent être séchés et utilisés comme litière en agriculture ou broyés pour être enfouis dans le sol [26].
Il est également possible de créer des tas de roseaux et de branches près des plans d’eau. Ces abris offrent un refuge et un site d’hivernage à de nombreux animaux.
Ramassage des feuilles et des algues
Pendant la chute des feuilles en automne, celles-ci doivent être retirées quotidiennement à l’aide d’une épuisette ou d’un filet de protection contre les feuilles.
Au printemps, les feuilles accumulées dans la zone de végétation après l’hiver doivent être retirées à l’épuisette. Les algues filamenteuses doivent être enlevées régulièrement tant qu’elles sont encore vertes [19].
Vidange et remplissage des mares
Le niveau d’eau des mares équipées d’un système de vidange peut être régulé à l’aide d’un bouchon de drainage, en veillant à ce qu’aucun effet de succion ne se produise.
À la fin de l’été (entre mi-août et fin septembre), la mare est asséchée en retirant le bouchon, de préférence après une période de sécheresse.
En mars, l’écoulement est refermé pour assurer un remplissage adéquat en avril, période de reproduction des amphibiens [27]. Il est préférable d’effectuer cette opération avant une période de pluie.
Un filet ou une grille placée à l’exutoire empêche les animaux d’être emportés lors de la montée des eaux.
Remise en état
La croissance indésirable d'arbustes et les plantes dominantes doivent être éliminées en les taillant fortement ou en les arrachant avec leurs racines.
Une augmentation progressive de l'envasement au fil des ans peut être due à un retrait insuffisant de biomasse lors des coupes ou à un apport excessif de nutriments provenant des environs.
Il convient d’examiner si la restauration de la zone de transition et l’élimination des sédiments vaseux du plan d’eau peuvent stopper ce processus d’envasement.
Restauration
Si un plan d’eau stagnante est envahi par la végétation et les arbustes, une renaturation est nécessaire. Il s'agit d'une intervention structurelle, et non d’un simple entretien écologique.
Lors de cette intervention, la vase, ainsi que les plantes problématiques et les arbres envahissants, doivent être retirés. Après les travaux de curage et de défrichage, il est essentiel de vérifier l’étanchéité du plan d’eau. Si nécessaire, un substrat adapté devra être ajouté.
Si plusieurs plans d’eau stagnantes existent dans une même zone, il est recommandé d’opter pour une renaturation alternée afin de préserver la biodiversité.
Aménagement et promotion de la biodiversité
Un environnement structuré et varié autour du plan d’eau offre aux amphibiens et à d’autres espèces des abris pour l’hibernation, des cachettes et des zones d’alimentation après la période de reproduction.
Des tas de pierres placés dans des zones ombragées servent de refuges diurnes et de quartiers d’hiver pour les amphibiens. Des tas de branches ou de feuilles, ainsi que des prairies fleuries extensives, offrent des zones d’alimentation. Des haies sauvages et des murets en pierres sèches constituent également d’excellents refuges et garde-manger [3].
Dans une optique de connexion des populations, la présence d’autres plans d’eau stagnantes à proximité est souhaitable, à condition qu’ils soient facilement accessibles aux amphibiens et exempts de dangers, comme la traversée de routes [4].
Autour des bâtiments, il est important d’identifier et de sécuriser les pièges potentiels, tels que les puits de lumière, les escaliers en contrebas ou les collecteurs de boue. Si nécessaire, des dispositifs de sortie doivent être aménagés.
Les espaces verts comprenant plusieurs mares, étangs ou bassins devraient être entretenus selon un système de rotation, et de nouveaux plans d’eau devraient être aménagés progressivement. Cela permet de maintenir une diversité d’âges et de stades d’entretien au sein d’une même zone [4].
Rückbau
-
Vérifier la réutilisation des petites structures sur des sites secs.
-
Volumen schichtweise auffüllen
-
Ne pas réutiliser de plantes ou de structures dans un autre plan d’eau.
-
Für den Umgang mit vorhandenen Tierpopulationen Fachpersonen kontaktieren
Massnahmen im Detail
Réutilisation des petites structures et des plantes
En raison du risque de propagation de la chytridiomycose, aucune plante ne doit être déplacée d’un plan d’eau à un autre, car cela pourrait transporter le champignon responsable de cette maladie, qui représente un danger pour les amphibiens.
Pour les éléments structurels, on peut envisager de les réutiliser partiellement ou totalement dans un autre aménagement, mais à la seule condition que ces éléments n’entrent pas en contact avec l’eau ou s’ils peuvent être complètement séchés avant leur réutilisation, afin d’éliminer le champignon chytride.
Protection des animaux
Les amphibiens ne doivent ni être capturés, ni tués, ni blessés. Tout plan d’eau servant d’habitat ou de lieu de reproduction aux amphibiens est considéré comme un milieu protégé selon la Loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN). Un tel plan d’eau doit être préservé, restauré ou remplacé (LPN, article 18).
Toute intervention dans un plan d’eau abritant des amphibiens nécessite une autorisation exceptionnelle de la direction cantonale compétente, qui fixe également les conditions à respecter.
Remplissage du volume
Le volume du plan d'eau peut être rempli par couches, par exemple avec des matériaux d'excavation provenant d'autres sites. Lors du remplissage, il est important de veiller à ce qu'aucun affaissement ne se produise ultérieurement.
Dispositions
Bases légales et réglementaires pour la planification, la réalisation, l'entretien et le démantèlement (liste non exhaustive) :
- Loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux)
- Ordonnance sur les sites de reproduction des amphibiens (OSRA)
- Ordonnance sur les produits chimiques (OChim)
- Ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques (ORRChim)
- Ordonnance sur les produits phytosanitaires (OPPh)
Références bibliographiques
La liste se réfère principalement à des œuvres allemandes et en allemand (articles, sites web et livres). Vous pouvez les traduire directement en ligne grâce à des outils de traduction comme DeepL / ChatGPT et autres, pour avoir un aperçu.
Bundesamt für Umwelt BAFU. (2018). Hitze in Städten: Grundlage für eine klimaangepasste Siedlungsentwicklung (Umwelt-Wissen, Klima, S. 108 Seiten). BAFU.
Richard, P. (2002). Lebendige Naturgärten: Planen, gestalten, pflegen. AT-Verlag.
Meyer, S. (2015). Stichwort Naturnaher Gartenteich (öko-forum Umweltberatung Luzern, Hrsg.). http://umweltberatung-luzern.ch/
Löffel, K., Meier, C., Hofmann, A., & Cigler, H. (2009). Praxishilfe zur Aufwertung und Neuschaffung von Laichgewässern für Amphibien (Baudirektion Kanton Zürich, Amt für Landschaft und Natur, Fachstelle Naturschutz, Hrsg.). https://aln.zh.ch/
Polak, P. (2018). Handbuch Wasser im Garten: Wasser sparen, nachhaltig nutzen, Teiche und Biotope planen und anlegen. Löwenzahn.
Delarze, R., Gonseth, Y., & Galland, P. (2008). Lebensräume der Schweiz: Ökologie, Gefährdung, Kennarten (2., vollst. überarb. Aufl.). Ott.
JardinSuisse. (2018). Anlage eines Gartenteiches. Wie lege ich... einen Gartenteich an. http://www.pflanzanleitung.ch/
Meyer, S. (2015). Stichwort Naturnaher Gartenteich (öko-forum Umweltberatung Luzern, Hrsg.). http://umweltberatung-luzern.ch/
Tschäppeler, S., & Haslinger, A. (2021). Natur braucht Stadt—Berner Praxishandbuch Biodiversität. Haupt Verlag.
Richard, P. (2018). Der gestaltete Naturgarten: Wildromantische Gärten planen und bauen. Haupt Verlag.
Gaus Caprez, S., & Zumbach, S. (2013). Amphibienschutz vor der Haustür. karch Koordinationsstelle für Amphibien- und Reptilienschutz in der Schweiz Passage Maximilien-de-Meuron 6 CH-2000 Neuenburg.
Info Fauna CSCF, & Info Fauna karch. (o. J.). Grundsätze zur Weihergestaltung. Info fauna – CSCF&karch Centre Suisse de Cartographie de la Faune (CSCF) www.cscf.ch Koordinationsstelle für Amphibien- und Reptilienschutz in der Schweiz (karch) www.karch.ch.
Aufderheide, U. (2011). Rasen und Wiesen im naturnahen Garten: Neuanlage, Pflege, Gestaltungsideen. Pala-Verlag.
biodivers. (2019). Plattform Naturförderung. biodivers. https://www.biodivers.ch/
Schwarz, T., Eppel, J., & Eppel-Hotz, A. (2010). Mit Pflanzen versickern—Versickerungsmulden standortgerecht bepflanzt (Bayerische Landesanstalt für Weinbau und Gartenbau, Abteilung Landespflege, Hrsg.). http://www.lwg.bayern.de/
Löffel, K., Meier, C., Hofmann, A., & Cigler, H. (2009). Praxishilfe zur Aufwertung und Neuschaffung von Laichgewässern für Amphibien (Baudirektion Kanton Zürich, Amt für Landschaft und Natur, Fachstelle Naturschutz, Hrsg.). https://aln.zh.ch/
Kumpfmüller, M., & Kals, E. (2009). Wege zur Natur in kommunalen Freiräumen—Handbuch. https://www.land-oberoesterreich.gv.at/
Pellet, J. (2014). Temporäre Gewässer für gefährdete Amphibien schaffen. Leitfaden für die Praxis. Pro Natura. Basel
Polak, P. (2018). Handbuch Wasser im Garten: Wasser sparen, nachhaltig nutzen, Teiche und Biotope planen und anlegen. Löwenzahn.
Schmidt, B., & Tobler, U. (2013). Die Chytridiomykose: Eine neue gefährliche Pilzerkrankung der Amphibien (karch, Hrsg.). http://www.unine.ch/
Bau- und Umweltschutzdirektion Kanton Basel-Landschaft, Amt für Umweltschutz und Energie (Hrsg.). (2012). Pflege von Weihern—Wie entleeren? Wohin mit dem Schlamm? http://www.unine.ch/
Mermod, M., Zumbach, S., Borgula, A., Krummenacher, E., Lüscher, B., Pellet, J., & Schmidt, B. (2011). Praxismerkblatt Artenschutz, Gelbbauchunke Bombina variegata (karch Koordinationsstelle für Amphibien- und Reptilienschutz in der Schweiz, Hrsg.). http://www.unine.ch/
Info Fauna. (2018). Weiherpflege. info fauna, Koordinationsstelle für Amphibien- und Reptilienschutz in der Schweiz. http://www.karch.ch/
Umweltbüro Grabher. (2016, Januar). Naturtipps—Naturschutz und Artenschutz in der Praxis. Naturnahe Pflegemassnahmen. Naturtipps - Naturschutz und Artenschutz in der Praxis Naturnahe Pflegemassnahmen. http://www.naturtipps.com/
Florineth, F. (2012). Pflanzen statt Beton: Sichern und Gestalten mit Pflanzen (2. völlig überarbeitete Auflage). Patzer.
Departement Bau, Verkehr und Umwelt, Abteilung Landschaft und Gewässer (Hrsg.). (2010). Merkblatt Mähen von Bachufern. Umwelt Aargau. https://www.ag.ch/
Gerber, T. (2014). Pioniergewässer mit Stöpsel. Umwelt Aargau, Nr. 64.
Jakob, T., & Schmid, R. (2020). Kleingewässer. Leitfaden für Planung, Bau und Unterhalt. Bern: Beratungsstelle für Unfallverhütung BFU. https://doi.org/